Zoom sur : la coupe menstruelle

ma cup

J’aime ma cup.

Oui oui, j’aime ma cup.

Cet article est une déclaration d’amour à ce petit bout de silicone qui a (un peu) changé ma vie.

Je pense que seules les femmes pourront comprendre car pour les hommes tout ça reste très théorique et surtout peu d’entre eux ne considèrent pas cette question comme tabou.

Comme beaucoup d’autres femmes je pense, j’ai commencé par les serviettes hygiéniques, parce que quand on a 11 ans, s’imaginer s’introduire un tampon dans le vagin ça vend quand même pas du rêve…

Et puis comme les serviettes c’est quand même pas terrible, on a un peu l’impression de porter des couches quand même, hein (même si les serviettes de maintenant sont assez fines et discrètes), et bah un beau jour je me suis décidée à passer aux tampons.

Une fois passée l’appréhension de la première « insertion », on se rend compte que c’est quand même vachement mieux que les serviettes.

Et puis, un jour, en 2010, une copine me parle de la « mooncup ».  Je ne connaissais absolument pas alors elle m’explique assez en détails en quoi ça consiste.

Sur le coup je trouve ça bien au niveau éthique (réduction des déchets tout ça), je n’étais pas encore ni végétarienne, ni vegan, mais j’étais déjà écolo. Par contre au niveau pratique, j’émets des doutes… J’ai eu l’impression que je risquais d’en mettre partout, que la cup risquait de déborder… Du coup, je décide à ce moment là de rester fidèle à mes tampons, certes polluants, mais que je savais fiables…

Et puis, je ne sais plus comment, courant 2014, je me remets à songer à la cup en me disant que quand même ce serait bien de réduire mes déchets et que la coupe menstruelle pourrait y contribuer.

Alors, cette fois-ci, j’ai fait ce que j’aurais dû faire en 2010 (mais il n’est jamais trop tard pour bien faire), j’ai pris le temps de me renseigner, et notamment sur ce site : Easycup.

Et là ça m’a donné envie d’essayer. Vu le faible prix d’achat d’une coupe menstruelle, le risque est vraiment minime et les avantages sur le papier donnaient vraiment envie (on en revient toujours à la fameuse équation de la motivation ).

Une fois convaincue que je voulais essayer il a fallu choisir le modèle, car les marques et les tailles diffèrent et pour que l’expérience soit concluante et agréable il faut prendre le temps de bien choisir.

Et c’est là que le site Easycup fait très fort : ils proposent un questionnaire en ligne afin de nous aider à trouver quelle cup est faite pour nous en fonction de notre flux, des éventuelles grossesses, etc…

Au final je me suis décidée pour une Fleurcup grande taille, notamment car elle est fabriquée en France (je suis locavore mais aussi locacup du coup !). Elle ne coûte que 15 euros et peut durer 10 ans ! (hé oui, la plupart du temps ce qui est écologique est économique ! Merci le capitalisme…). Je ne sais pas si vous avez déjà fait le calcul du montant de 10 ans de tampons, mais je peux vous assurer qu’on dépasse très largement les 15 euros…

Je l’ai reçue assez vite, puis est venu le moment de l’essayer. Forcément, une légère appréhension, mais au final ça se fait assez facilement. Il faut bien la plier (le silicone est très souple), ne pas hésiter à s’accroupir et surtout être détendue. Elle se place bien toute seule et on ne la sent pas de la journée !

Pour le pliage, j’applique celui qu’on nomme le « C fold », mais il en existe d’autres (4 techniques de pliages de cup ici ).

Vue sa grande contenance, aucun risque de débordement, même avec un flux assez important.

Il faut normalement la changer toutes les 12h au maximum, mais il m’est arrivé exceptionnellement de ne pouvoir la changer qu’au bout de 24h et cela n’a posé aucun soucis.

Il faut être honnête, LA difficulté avec la cup (dumoins au début), c’est de la retirer.

Mais au final, si l’on suit bien les conseils, ça se fait facilement aussi.

Personnellement, je ne la retire qu’en position accroupie et je dois utiliser mes 2 mains. Avec ma main gauche j’attrape la petite tige qui dépasse et avec la main droite je crée un appel d’air en décollant la cup de la paroi du vagin. Ensuite, une fois que la cup est bien décollée, il suffit de tirer en douceur sur la tige puis de vider le contenu et de la rincer. On peut ensuite la réinsérer tranquillement.

Entre chaque cycle, il faut la faire bouillir une dizaine de minutes dans l’eau et elle est prête à être réutilisée pour le cycle suivant !

Au final, vous l’aurez compris, j’adore ma cup pour toutes ces raisons :

– On a moins souvent besoin de la changer qu’un tampon ou une serviette

– C’est beaucoup moins cher (15 euros pour 10 ans, aucun fabricant de tampons ou serviettes ne peut s’aligner !!!)

– C’est écolo, ça réduit les déchets

– C’est fabriqué en France (je ne suis pas particulièrement patriote mais j’aime consommer local ou national pour des raisons de pollution liée aux transports)

– Bizarrement, en tant que féministe, on ne peut s’empêcher de considérer cet objet comme une avancée de plus pour la condition de la femme (au même titre que le pisse-debout dont je vous parlerai sûrement aussi un jour).

Si vous êtes encore sceptique, je ne peux que vous conseiller d’essayer car en dépensant 15 euros vous pourriez en économiser plusieurs centaines tout en ayant la sensation de faire une bonne action pour la planète !!!

Long live the cup !!!!

ma cup

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