Et la sobriété dans tout ça ?

sobriété

On ne peut pas dire que cette notion soit franchement à la mode en ce moment, tant elle évoque l’un de ses presque-synonymes : l’austérité.

Mais la sobriété est bien différente de l’austérité, surtout si l’on considère que cette dernière tente de nous être imposée dans un contexte de capitalisme extrême où l’on nous demande également de surconsommer !

La sobriété telle que je l’entends est celle de Pierre Rabhi et de ses Colibris.

La sobriété c’est l’exact contrepied de tout ce que la société actuelle tente de nous imposer, autant la surconsommation que l’austérité.

La sobriété, c’est choisir de vivre en se libérant des diktats modernes de la mode et de la surabondance, c’est choisir de diminuer ses déchets, de diminuer son impact négatif sur le monde tout en réapprenant la signification du mot « besoin ».

La sobriété c’est se rendre compte que le bonheur ne se situe pas dans « l’avoir » mais qu’il est déjà en nous. Il suffit de le laisser émerger.

La sobriété c’est également reprendre confiance dans notre propre capacité à subvenir à nos besoins. La société capitaliste tente depuis un siècle de nous faire croire que l’on a besoin d’elle, alors que tout ce dont nous avons besoin, la terre nous le fournit déjà gratuitement, en échange d’un peu de travail.

Lorsque l’on a grandi dans un monde d’opulence, tenter un retour vers plus de sobriété est une démarche de longue haleine. Il s’agit d’examiner un à un tous nos postes de dépenses, nos achats, qu’ils soient impulsifs ou non, pour tenter de savoir si nous en avons réellement besoin.

La sobriété c’est choisir d’acheter des pommes locales plutôt que des bananes qui viennent de plusieurs milliers de kilomètres. La sobriété c’est accepter de ne pas consommer de fruits et légumes qui ne soient pas de saisons.

Fabriquer un maximum de choses soi-même, en dehors de la réduction des dépenses que cela engendre, apporte un réel sentiment de satisfaction car cela nous rapproche de notre pouvoir à assumer nous-mêmes nos besoins.

Le véganisme nous rapproche de cette sobriété. Manger le produit de la terre plutôt que manger l’animal qui s’est nourri du produit de la terre nous rapproche de la vérité.

Le monde de demain sera végane où l’humanité ne sera plus. Ce n’est pas une question de choix. C’est une question de survie.

Pour que chacun puisse vivre, il faut que tous vivent sobrement. Il faut que tous soient vegans.

La sobriété n’est pas la tristesse, ce n’est pas l’austérité, ce n’est pas la pauvreté.

La sobriété c’est la richesse de l’âme qui l’emporte sur la richesse matérielle.

Posséder moins c’est se laisser plus de place pour simplement être.

Alors n’hésitez plus, enrichissez-vous, devenez sobres !

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