Quelle est ma mission de vie ?

Nombre d’entre nous se questionnent sur leur mission de vie.

Pour quelle raison ai-je choisi de m’incarner sur Terre ?

Quel plan ai-je établi avant de m’incarner et comment le retrouver ?

Je vous propose ici la réponse qui m’a été dictée par mon âme. Ce n’est que ma vérité, pas nécessairement la vôtre.

Nous sommes comme des notes de musique.

Chacun de nous est une note unique au sein d’une gamme infinie.

Notre mission de vie est simplement d’incarner cette note de musique dans la matière.

Chaque note étant unique, personne ne peut le faire à notre place.

Chacun de nous a une fréquence unique dont on cherche à nous éloigner en nous façonnant tous de la même manière, dès l’enfance.

Notre travail c’est de retrouver cette note unique pour sonner à l’unisson de notre âme.

Seule, une note de musique n’est rien d’autre qu’un bruit uniforme.

Associée à d’autres notes, elle compose une infinité de mélodies.

Chacune de nos relations est une mélodie, si nous jouons la bonne note, celle de notre âme, la mélodie est harmonieuse.

Si nous sonnons faux, car nous sommes déconnectés de nous-mêmes, de par notre éducation, nos traumatismes, l’identification à notre ego, toutes les mélodies que nous jouerons avec les autres seront dissonantes.

Notre vie sera dissonante.

Notre mission de vie est simplement de se connecter suffisamment à notre âme pour incarner notre vraie fréquence, notre vraie note de musique.

La façon dont nous l’incarnons dans la matière, les choix que nous faisons au quotidien, notre métier, nos loisirs, importent peu.

Si nous sonnons juste, si nous écoutons la vibration de notre âme et que nous la laissons aux commandes de notre vie, qu’importent nos actes, ils seront forcément justes, notre vie sera forcément juste.

Donc la question n’est pas « quelle est ma mission de vie ? », mais « est-ce que je sonne juste ? » car si la fréquence est bonne, le reste suit (quand la musique est bonne, comme dirait Jean-Jacques !).

Voilà la visualisation qui m’est venue avec ce message :

D’abord, j’écoute intérieurement chacun de mes chakras, la note qu’il émet.

Tous mes chakras doivent émettre la même note, si ce n’est pas le cas, je demande à mon âme de les aligner sur la même fréquence.

Ensuite je vérifie la puissance de leur fréquence, l’ampleur de la note de musique qu’émettent mes chakras, et je demande à mon âme d’harmoniser leur puissance si certains sonnent plus faiblement que les autres.

Puis je me visualise au milieu d’une colonne de lumière, connecté à la lumière qui descend du Ciel et connecté à la lumière qui monte de la Terre

A chaque inspiration, je reçois cette lumière en moi, elle me traverse et vient se loger au sein de chacun de mes chakras.

Chaque chakra reçoit la lumière d’en haut et la lumière d’en bas et tourne sur lui-même pour intégrer et mélanger ces 2 lumières, tel un yin et yang.

La lumière que j’ai reçu, du Ciel et de la Terre, devient alors imprégnée de ma propre fréquence, de ma propre couleur, de mon propre équilibre entre yin et yang, que j’émets ensuite vers l’extérieur.

A chaque expiration, chacun de mes chakras tourne dans l’autre sens et souffle vers l’extérieur de mon corps ce mélange de lumière unique qui porte ma fréquence personnelle.

Je visualise cela au rythme de mes inspirations et expirations aussi longtemps que je le souhaite, jusqu’à me sentir entièrement harmonisé à moi-même et à l’Univers.

Namaste (je salue le divin en chacun de vous).

La sagesse de la goutte d’eau dans l’océan

Il était une fois, une goutte d’eau.

Elle vivait au milieu de l’océan, parmi toutes ses sœurs les gouttes d’eau.

Elle savait parfaitement quel était son rôle : Être.

Elle devait être une goutte d’eau parmi des milliards de gouttes d’eau.

Mais un jour, elle décida d’expérimenter autre chose.

Elle avait du mal à savoir réellement qui elle était au milieu de ses semblables.

Elle avait la sensation de ne pas être si utile, qu’importe qu’elle soit là ou pas, de toute façon, des milliards d’autres êtres semblables à elle-même peuplaient cet océan.

Elle ressentait le besoin de se tester dans d’autres conditions, de découvrir ses limites, de se confronter à une réalité moins paisible, moins confortable.

Elle partit donc à l’aventure.

Elle devint donc une goutte de pluie, puis une goutte de fleuve, une goutte de rivière, une goutte de ruisseau.

Elle découvrit le froid en devenant une goutte d’eau dans un glaçon.

Elle découvrit la chaleur en devenant une goutte d’eau dans un radiateur.

Elle découvrit la saleté en devenant une goutte d’eau dans les égouts.

Elle découvrit la propreté en devenant une goutte d’eau dans un bain moussant.

Elle découvrit la tristesse en devenant une goutte d’eau dans une inondation.

Elle découvrit le bonheur en devenant une goutte d’eau qui éteint un incendie.

Mais malgré toutes les expériences qu’elle vivait, elle se sentait toujours aussi frustrée.

Frustrée de réaliser qu’elle ne pouvait rien réaliser seule, elle devait sans cesse s’associer avec d’autres gouttes d’eau afin d’être réellement significative.

Elle espérait que son voyage lui permettrait de trouver enfin qui elle était vraiment, et quelle était sa mission de vie, et la réponse semblait toujours lui échapper, quoi qu’elle fasse.

Sa maison lui manquait, elle décida donc, un peu honteuse, de revenir dans son océan pour y redevenir la goutte d’eau qu’elle avait toujours été.

Elle s’attendait à des railleries de ses camarades les gouttes d’eau de l’océan, qui ne manqueraient pas de se moquer d’elle puisqu’elle revenait bredouille.

A sa grande surprise, il n’en fut rien : non seulement elle fut accueillie en triomphe par toutes les gouttes d’eau de l’océan qui l’attendaient impatiemment, « tu nous as tellement manqué, l’océan n’est pas le même lorsqu’il y manque une goutte d’eau ! ». Mais en plus, elles lui réclamèrent les récits de ses expériences loin de l’océan.

« Ah bon ? vous voulez vraiment savoir ? » s’étonna la petite goutte d’eau aventurière.

« Mais bien sûr, fais nous profiter de ton savoir, tu as expérimenté d’autres réalités, qu’as-tu appris sur le monde ?« 

Et là, la goutte d’eau réfléchit et leur dit : « J’ai appris que rien n’est plus important que la solidarité et que tout le monde est indispensable. Même quand on a l’impression de ne pas être utile, ce que nous faisons, personne d’autre ne peut le faire à notre place, et nous ne pouvons rien réaliser d’important sans l’aide des autres. »

Puis la goutte d’eau reprit sa place dans l’immense océan, au milieu de ses milliards de sœurs, et, riche de ses apprentissages, reprit son activité favorite avec d’autant plus de bonheur : Être.

Pourquoi se battre pour revendiquer sa liberté ?

Pourquoi se battre pour revendiquer sa liberté ?

Se battre, protester, manifester dans la rue contre l’absence de liberté qui nous est imposé revient à admettre que nous ne sommes pas libres et que « quelqu’un d’autre » détient notre liberté.

Cela revient à se considérer délibérément comme des esclaves qui attendent qu’on leur donne leur liberté.

Nous n’avons pas à nous battre pour obtenir quelque chose que nous possédons déjà.

Nous avons juste à prendre conscience que cette liberté que nous convoitons est déjà nôtre, et que cette absence de liberté que nous déplorons n’existe que dans nos têtes.

La peur nous pousse à croire que l’on peut nous forcer à faire ce que nous ne voulons pas, mais c’est uniquement parce que docilement nous acceptons les règles du jeu.

La peur et la division constituent les piliers de cette croyance que nous devons obéir, et nous plier aux règles absurdes et inconstantes qui sont annoncées chaque jour dans les médias.

Comment savons-nous quelles règles nous devons suivre ? Parce que nous nous ruons sur la télévision dès que le gouvernement s’adresse à nous. Et si personne ne le regardait ? Et si personne ne l’écoutait ? Personne ne respecterait les règles puisqu’on ne les connaitrait même pas. Ils n’ont même pas besoin de nous forcer à obéir, nous répondons présents de nous-mêmes dès qu’ils veulent dire quelque chose.

« Allez-y allez-y, nous sommes vos esclaves consentants, dites-nous vite quelle nouvelle règle absurde vous souhaitez nous imposer, histoire qu’on ait une bonne raison de râler, de justifier notre colère, et d’oublier notre libre-arbitre ! »

Si un seul d’entre nous refuse de se plier aux règles, bien sûr il le paye cher.

Si la totalité d’entre nous refuse de se plier aux règles, que se passe-t-il ?

La règle disparait.

La règle n’est une règle QUE parce que nous lui obéissons, parce que nous l’acceptons comme telle.

En tant qu’êtres libres, nous choisissons à quelles règles nous donnons du crédit, et en tant que collectif, nous choisissons quelles sont les règles.

Tant que les humains croiront qu’ils sont des individus, ils seront des esclaves consentants qui demanderont à être dirigés.

Le jour où l’humanité comprendra qu’elle est UN COLLECTIF qui choisit ses règles elle-même, plus aucun être humain ne sera un esclave.

Loïs le corbeau blanc

Il était une fois Loïs, le corbeau blanc.

Il vivait parmi les corbeaux noirs.

Il ne connaissait aucun oiseau qui ne soit pas noir.

Il ne comprenait pas pourquoi il était différent des autres corbeaux.

Il aurait préféré être noir, pour être comme les autres.

Il n’aimait pas être différent.

Pourtant, les autres corbeaux ne semblaient pas le lui reprocher.

Les autres corbeaux savaient que Loïs était différent, qu’il était blanc, et ce n’était pas un problème pour eux.

Loïs, lui, faisait tout ce qu’il pouvait pour avoir l’air le plus noir possible, par peur d’être rejeté.

Il se roulait dans la suie, dans la cendre, dans la boue, pour tenter de foncer ses plumes.

Il se disait qu’ainsi, les autres ne le rejetteraient pas, car il aurait l’air noir comme eux.

Les corbeaux noirs voyaient bien les efforts que Loïs le corbeau blanc faisait pour avoir l’air noir, mais cela leur importait peu.

Qu’il soit blanc ou noir, ils aimaient Loïs, et ne comprenaient pas pourquoi il voulait à tout prix salir ses belles plumes blanches.

Mais ils le laissaient faire, si c’est ce qu’il veut, après tout, pourquoi le juger ?

Ils acceptaient Loïs tel qu’il était, seul lui ne s’acceptait pas en tant que corbeau blanc.

Un jour, fatigué de faire semblant, et persuadé qu’il ne valait rien, Loïs partit.

Il partit à la recherche d’autres corbeaux blancs.

Il ne voulait plus être différent, il ne voulait plus vivre parmi les corbeaux noirs.

Il voyagea et ne trouva aucun corbeau blanc.

En revanche, il découvrit des oiseaux de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes les tailles.

Il découvrit des animaux, qui n’étaient pas des oiseaux, de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes les tailles.

Il pensait être différent en étant un corbeau blanc, et découvrit par son voyage qu’il était identique, car chacun est différent.

Maintenant Loïs ne cache plus ses belles plumes blanches, il n’essaie plus de les colorer en noir.

Maintenant Loïs prend soin de son plumage, il déploie ses ailes avec fierté, et aime leur belle couleur.

Maintenant Loïs est fier de ses belles plumes blanches car il a compris qu’en étant différent des autres, il était comme tout le monde.

Loïs a compris que chacun est précisément ce qu’il doit être, et que chacun n’a qu’une seule chose à faire : être ce qu’il est, complètement, parfaitement, avec fierté et amour.

Et maintenant que Loïs s’aime en tant que corbeau blanc, il aime ses compagnons les corbeaux noirs et n’a plus peur d’eux.

Et il prend conscience que pendant tout ce temps, tout le monde l’aimait en tant que corbeau blanc, et tout le monde trouvait son plumage magnifique, il était le seul qui ne s’aimait pas et ne s’acceptait pas.

Comment avait-il pu ne pas voir tout l’amour que lui portaient les corbeaux noirs ?

Loïs le corbeau blanc te le dit, aime toi et tu verras l’amour dans les yeux des autres, accepte toi et tu verras l’acceptation dans les yeux des autres, sois toi et tu te reconnaîtras dans les yeux des autres.

Il y a tellement de choses que je voudrais vous dire…

Il y a tellement de choses que je voudrais vous dire…

Je voudrais vous dire de ne pas vous inquiéter, de ne pas succomber à la peur, malgré ce que vous voyez et entendez quotidiennement…

Je voudrais vous dire de ne pas succomber au désespoir même si tout semble perdu d’avance…

Je voudrais vous dire de ne pas succomber à la peur, car c’est elle qui crée précisément ce que vous craignez…

Je voudrais vous dire que le combat est déjà gagné même si vous pensez le contraire, même si tous les signes autour de vous vous indiquent le contraire…

Je voudrais vous dire que vous devez cultiver l’espoir en vous même si rien de ce que vous voyez ne vous donne à espérer…

Je voudrais vous dire de croire en l’Humain même si vous le pensez mauvais…

Je voudrais vous dire d’avoir confiance en l’Avenir, un avenir radieux, même si vous êtes envahis d’images apocalyptiques lorsque vous envisagez l’après…

Je voudrais vous dire que la recrudescence de scandales et d’images choquantes, qui vous heurtent au plus profond de vous-même est précisément le signe d’espoir que vous attendez…

Je voudrais vous dire que tout ce chaos, ce tumulte dans lequel on cherche à nous noyer, est tel le poisson qui se débat parce qu’il est déjà trop tard pour lui, le pêcheur l’a déjà condamné même s’il n’en a pas encore conscience…

Je voudrais vous dire que l’Humanité va sortir de tout cela grandie, même si vous avez l’impression qu’elle s’enfonce chaque jour un peu plus dans les ténèbres…

Je voudrais vous dire que les jours à venir seront difficiles mais que cela en vaudra la peine, et que plus ce sera difficile, plus nous pourrons croire en notre Victoire

Je voudrais vous dire que nous vivons une époque unique, exceptionnelle, et que nous avons une chance inouïe de faire partie de cette Terre précisément à ce moment là, pour assister et participer à ce tournant de l’histoire de l’humanité…

Je voudrais vous dire de cultiver l’amour, la lumière en vous car elle est notre Arme, notre Epée face aux ténèbres, et qu’armés ainsi, rien ne pourra plus jamais nous soumettre aux ténèbres et à la soumission, au désespoir et au mensonge…

Je voudrais vous dire de ne pas vous fier aux apparences, et de n’écouter que votre cœur car seul lui peut vous amener à la Vérité, votre Vérité…

Je voudrais vous dire de vous aimer malgré vos défauts, d’aimer les autres malgré leurs défauts, car seul l’amour peut effacer ces défauts, alors que le rejet les nourrit…

Je voudrais vous dire d’éteindre votre télévision, et d’aller dans la forêt à la place, je voudrais vous dire de lâcher votre téléphone portable et de jouer avec vos enfants à la place, je voudrais vous dire d’éteindre votre ordinateur et de faire un feu de camp avec vos amis à la place…

Je voudrais vous dire que vous n’êtes pas une victime impuissante mais un créateur puissant…

Je voudrais vous dire que vous n’êtes pas un(e) ouvrier(e), un(e) employé(e) de bureau, un(e) chef(fe) d’entreprise, un(e) commerçant(e), un(e) demandeur(euse) d’emploi, un(e) retraité(e), vous êtes avant tout un Guerrier, un Résistant…

Je voudrais vous dire tout cela, mais qui pourra l’entendre ?

Poterie : la première cuisson au bois

Poterie : la première cuisson au bois

Dans mon article précédent je vous racontais la construction du four à bois. Aujourd’hui c’est la première cuisson de ce four que je souhaite partager avec vous.

Et finalement, plutôt que de simplement vous raconter, je me suis dit que ce serait plus sympa de vous montrer 🙂

Donc soyez indulgents avec la pauvre qualité de la vidéo, je ne suis pas Spielberg et je n’ai pas son matos non plus, donc voilà, heure par heure, la première cuisson de notre four improvisé, et un petit résumé en photo de la construction :

Mais ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous laisser comme ça. Je vais vous raconter ça un peu plus en détails quand même !

Bon déjà ce qu’il faut savoir c’est que j’étais très très stressée le matin de la cuisson. je ne sais pas si ça transparaît dans la vidéo, mais je peux vous assurer que je n’en menais pas large !

Le feu est un élément que je n’ai pas l’habitude de maîtriser, et qui, en fait, me fait assez peur, j’ai une vraie phobie des incendies depuis toute petite. Du coup je peux vous assurer qu’on a mis le paquet niveau sécurité : j’ai mouillé toute la terre autour du four, j’ai préparé le tuyau d’arrosage à proximité, l’extincteur et un seau d’eau.

Et je craignais aussi tout bêtement de ne simplement pas réussir à allumer le feu ! Des fois je galère quand il s’agit d’allumer mon poêle à bois, alors un feu en extérieur ça me paraissait encore plus compliqué !

Au final l’allumage s’est très bien passé, le feu a pris tout de suite, et on n’a pas brûlé autant de combustible que ce que je craignais. Ça ne nous a pratiquement rien coûté en bois car j’ai utilisé principalement les branches de ma haie que j’ai taillé pendant le confinement, donc hyper économique ( et d’autant plus que j’ai taillé uniquement avec des outils à main, donc aucun coût en terme d’énergie, à part la mienne ! lol).

Avant l’allumage, j’ai pris le temps, comme je l’ai mentionné dans la vidéo, de faire un don aux esprits de la nature. Ça peut peut-être paraître un peu ridicule ou superstitieux à certains, mais c’est une tradition encore très répandue dans beaucoup de sociétés qui pratiquent les cuissons primitives d’une part, et d’autre part, je ne vis pas dans l’illusion que l’homme maîtrise les éléments. La nature est bien plus puissante que nous et j’avais pleinement conscience que je n’aurais aucune prise sur le résultat final et sur la façon dont le feu, la terre et les pierres allaient interagir dans cette cuisson.

J’ai donc offert un bol de thé aux esprits de la nature (que je leur ai servi dans un des bols que j’avais façonné pendant mon stage de tournage) puis par la suite quelques lampées de bières (parce qu’on a pris l’apéro, et que c’était l’occasion !), histoire de m’assurer leur soutien, surtout pour éviter les accidents, et aussi pour réussir à atteindre les températures souhaitées.

J’ai envie de penser que ce don a fonctionné pour plusieurs raisons : déjà, malgré les briques réfractaires qui ont toutes fissurées pendant la cuisson (elles avaient pris l’humidité trop longtemps, donc n’ont pas supporté le choc), et les grilles en fonte qui ont cassé, le four a tenu jusqu’à la fin ! Et vu l’état des matériaux au démontage, je pense que sur ce coup là on a été aidés !

Et d’autre part, je craignais énormément de gêner mes voisins avec de la fumée noire ou des odeurs fortes, et il s’avère qu’on a eu une magnifique combustion, avec de belles flammes oranges tout du long, pratiquement aucune fumée ni odeur ! La cuisson était parfaitement indétectable depuis la rue, donc merci les esprits du feu !

Pascale, la potière qui m’a enseigné le tournage (vous pouvez retrouver son site ici !) et mon ami Louis, qui avait suivi le cours de poterie de Pascale avec moi, m’ont fait le plaisir de venir à cette première cuisson. Leur présence et celle de mon conjoint m’ont beaucoup aidé à gérer mon stress. J’avais la sensation de ne pas savoir du tout ce que je faisais et leurs conseils tout au long de la journée m’ont été très précieux.

Et, ce stress m’a fait complètement oublier de filmer l’allumage du four, c’est ce qui manque le plus à la vidéo je trouve.

J’étais très déçue en fin de journée de n’avoir pas réussi, en tout cas selon l’affichage du pyromètre, à atteindre les 950°C nécessaires à la cuisson de mes faïences, et ça je pense que ça s’entend à ma voix sur la vidéo !

Mais visiblement, on a du les atteindre quand même au fond du four puisque les poteries les plus proches de la cheminée ont bel et bien cuit ! On a eu un débat après coup avec mon conjoint sur l’emplacement qui aurait été le meilleur pour la sonde du pyromètre. Je l’avais placé à l’avant du four, justement car je savais que ce serait l’endroit le moins chaud, en me disant naïvement qu’il valait mieux que les poteries chauffent trop que pas assez. Ce qui n’est d’ailleurs pas arrivé, car a priori, si certaines avaient eu trop chaud je pense qu’elles auraient fondu (si un potier expérimenté en cuisson au bois passe dans le coin, je veux bien son avis sur la question !).

Mais mon conjoint m’a soutenu qu’avec une sonde au plus proche de l’endroit le plus chaud, j’aurais pu mieux suivre les variations violentes de température, qui sont, je pense, responsables de la casse de la plupart des poteries, et il a sans doute raison.

Au final, en dépit du stress et de la déception, on a passé une super journée, et je n’ai qu’une seule hâte : recommencer !! D’autant plus que la déception n’a pas duré puisque le défournement du lendemain a permis de se rendre compte que la cuisson avait quand même fonctionné.

Je m’attendais à la casse ayant façonné la plupart des pièces avec des terres qui ne sont pas prévues pour les cuissons primitives : les faïences rouges et blanches de chez Cultura en l’occurrence, que j’avais acheté avant de savoir que toutes les terres ne supportaient pas ce genre de cuisson.

Dommage que cette pièce soit fendue car le dessin des flammes est magnifique !

Par contre la grande surprise a été de voir que la seule pièce que je m’étais amusée à polir après son façonnage avait tenue le coup ! Du coup, mes prochaines pièces seront polies c’est certain !

Par ailleurs, aucun gâchis : toutes les pièces cassées et fissurées vont être recycléesen chamotte ! Ce qu’on appelle la chamotte ce sont des grains, plus ou moins gros, d’argile cuite que l’on incorpore dans une terre (la même si possible !) pour la rendre plus résistante. Je vais donc réduire en poudre toutes ces pièces cassées pour rendre plus solide ce qui me reste de faïence lisse afin de voir si cela aide mes prochaines pièces à mieux tenir une cuisson en bois.

Dans la mesure où tous les matériaux de construction que j’ai utilisé pour ce premier four ont cassé (exceptée la plaque en fonte), il va falloir que je m’y prenne autrement pour la prochaine cuisson.

Au démontage j’ai pu constater très clairement que les cendres ont gardé la chaleur vraiment très longtemps, j’ai donc envie de tester une cuisson en meule. C’est-à-dire une cuisson où je mettrais les poteries au fond du trou, avant de les recouvrir de combustibles. Comme ça, les poteries bénéficieront de la chaleur des cendres, et même si je n’arrive pas à atteindre les 1000°C, elles pourront rester au chaud plus longtemps. je ne sais pas si cela suffira, mais ce sera un autre test ! En revanche, avec ce type de cuisson, je ne sais pas trop comment installer la sonde du pyromètre pour avoir quand même un œil sur l’évolution de la température, sans risquer de cramer le fil de la sonde. Je suis preneuse d’idées si vous en avez ! 🙂

En tous les cas, cette première cuisson aura été une superbe expérience, que je suis pressée de renouveler ! Y’a plus qu’à retourner façonner de nouvelles pièces à cuire !

A suivre 😉

Poterie : la construction du four

Poterie : la construction du four

Comme je l’avais mentionné dans cet article, je me suis mise à apprendre la poterie juste après le confinement.

Et qui dit poterie, dit cuisson. N’ayant absolument pas le budget pour acheter un four de potier, même d’occasion, je me suis mise en tête de construire mon four à bois dans mon jardin.

Au fil de mes lectures et visionnages de vidéos sur le sujet, ma vision de ce four a évolué.
J’étais au début partie sur un simple trou au fond duquel je répartirais de la sciure avant d’y déposer les poteries, puis de lancer le feu par dessus (si je ne m’abuse cela s’appelle une cuisson en meule). C’est la version la plus primitive de four de potier car pratiquée au néolithique.

Puis, ayant pas mal de pierres inutilisées dans mon jardin, ainsi qu’une plaque de tôle, j’ai eu envie de construire un « vrai four ». Je craignais de ne pas réussir à atteindre les 950° à 1000° nécessaires à la cuisson de mes faïences avec une cuisson en meule (ce qui est possiblement une fausse croyance de ma part).

Je me suis donc lancée dans le creusage (ça se dit creusage ?) d’un trou assez imposant dans mon jardin. Pourquoi un trou ? Et bien pour utiliser moins de pierres ! J’ai besoin de 3 « étages » : un en bas pour récolter les cendres, un au milieu pour le foyer, un en haut pour y placer les poteries. Sans trou, cela nécessiterait beaucoup de pierres pour avoir la hauteur suffisante. Et pourquoi vouloir récupérer les cendres me direz-vous ? Et bien parce qu’on peut en faire de l’émail pardi ! A priori cela fonctionne uniquement pour le grès mais je compte bien tenter de m’attaquer au grès et à ses 1250° de cuisson par la suite !

Le trou : environ 60 cm de large, 50 cm de profondeur et 1m20 de long

L’autre avantage du trou étant que cela me permet de tester ma terre pour voir si elle est argileuse. Du coup, creuser le trou m’a pris beaucoup de temps car j’ai récupéré toute la terre que j’ai extraite, afin de la tamiser puis de la faire tremper, puis sécher, afin de voir si elle était utilisable, soit en poterie, soit simplement pour en faire un enduit pour solidifier les parois en pierres du four.

Récupération de la terre
Tamisage de la terre récupérée
La terre récupérée et tamisée
L’eau est versée dans la terre tamisée
La terre mouillée est mise à reposer quelques jours
Je dispose un drap dans la brouette afin d’ y verser la terre mouillée après repos
On verse la terre dans le drap
Puis on referme le drap le temps que l’eau s’évapore
Après quelques heures au soleil
Puis quelques jours
La terre une fois séchée
Visiblement pas franchement argileuse
Mais on arrive quand même à en faire un petit boudin
Du coup je tente quand même le façonnage d’un petit pot primitif
Après séchage au soleil on voit que c’est très sableux, mais on va quand même tenter de le faire cuire avec les autres pièces 🙂

Mais revenons à la construction du four !

Au fond de ce trou j’ai placé des pierres sur les bords puis des carreaux de carrelage histoire de tenter de récupérer les cendres de la combustion, afin de les réutiliser éventuellement pour fabriquer un émail. L’ennui des pierres que j’ai c’est que n’étant pas droites, j’ai du mal à les aligner proprement (sachant qu’en plus, mon trou lui-même n’est pas très droit !).

Les pierres au fond du trou
Pose du carrelage

Au-dessus de mes 2 rangées de pierre, je cale ma première grille en fonte qui servira de support au foyer.

1e grille en fonte

Deux nouvelles rangées de pierres, puis ma 2e grille en fonte qui servira de support aux poteries cette fois-ci.

Nouvelle rangée de pierres
2e grille en fonte
Nouvelle rangée de pierres
Des grosses pierres autour pour soutenir le tout

Ensuite je cale ma cheminée, puis ma plaque de fonte afin de fermer le dessus du four.

La cheminée
Le chapeau de la cheminée est installé
la plaque en fonte, je peux vous dire qu’on a galéré, elle est foutrement lourde !

Enfin, je prévois une « porte » afin de fermer l’accès aux poteries, grâce à une bordure en ciment.

Le petite bordure en ciment pour fermer l’accès aux poteries

A ce stade là je suis assez contente de mon truc, même si c’est franchement de travers, je me dis que pour un test uniquement en matériaux de récup, et pour une nana qui n’a jamais fait de construction, c’est plutôt pas mal.

Puis, le commentaire d’un ancien collègue sur ma publication Facebook, me met le doute. Est-ce que ces pierres vont vraiment tenir la chaleur ? Mon conjoint se renseigne, ces pierres sont en granit, et le granit se fissure à 573° et fond à partir de 900°.

Oups ! je compte tenter d’atteindre les 950° minimum du coup c’est pas franchement le bon plan…

Bon bah on défait tout et on recommence ! Mon conjoint nous déniche des briques réfractaires (en tout cas vendues comme telles) sur Le Bon Coin, et on recommence le montage depuis le début. Cette fois-ci les briques sont rectangulaires donc beaucoup plus facile d’obtenir un résultat bien droit.

Un peu de sable au fond pour faire le niveau, puis la rangée de briques
Le carrelage
La 1e grille en fonte
Nouvelle rangée de briques
La plaque de fonte
Des briques pour le support de cheminée
Et le four fini !

Celui-ci a déjà bien plus fière allure, et on est assez fiers de notre truc.

Vous voulez savoir si la cuisson a marché ? Vous aurez la suite très vite, promis !

Je me mets à la poterie !

Je me mets à la poterie !

Le confinement a été pour moi l’occasion de voir réemerger un projet qui m’attire depuis tellement longtemps : la poterie. C’est drôle comme, quand on a l’occasion de mettre son quotidien habituel entre parenthèses, certaines choses remontent sans qu’on l’ai vu venir.

Du coup, à peine déconfinée, je me suis inscrite avec un ami à un cours de poterie près de chez moi. J’ai pris 10h de cours comprenant 6h de tournage, 2h de tournassage et 2h d’émaillage, histoire d’avoir une initiation à toutes les étapes de la fabrication de céramiques, la potière prenant en charge les cuissons de nos pièces.

Bien sûr, je ne résiste pas à l’envie de vous montrer le résultat.

Alors on va commencer par mes pièces, hum… disons « artistiques » (comprenez foirées) :

La première, mon bol tordu 🙂

La seconde, le cendrier (qui était censé être un bol initialement, 🙂 )

Bon, celles-là c’était juste pour le fun. Mais les suivantes, j’en suis assez fière pour une première fois sur un tour de potier, car croyez-moi, c’est loin d’être facile !

Le petit bol :

Le bol moyen :

Le grand bol :

La soucoupe :

Et en bonus, la soucoupe avec le petit bol, les 2 vont parfaitement ensemble !

Alors, vous aurez constaté qu’ils sont tous émaillés en noir. Seulement 2h pour l’émaillage, ça passe très vite et nous n’avions pas le temps de tester différentes couleurs. Du coup, j’ai choisi ma couleur préférée (et là les puristes vont me répondre que le noir n’est pas une couleur… 🙂 ). A la lumière, certaines coulures de l’émail paraissent bleues, j’adore !

Le but est bien évidemment de ne pas m’en tenir là (j’ai tellement aimé ça !), et de pratiquer à la maison. Alors bien sûr, se pose un problème majeur : le prix des appareils nécessaires, à savoir le tour et le four.

Du coup, on reste minimaliste dans l’âme et on trouve des solutions DIY pour pratiquer, même quand on a pas de sous ! Mon homme m’a fabriqué ce magnifique kerokuro (tour traditionnel japonais), uniquement avec de la récup et des trucs qu’il avait sous la main. 🙂

Il manque d’inertie, donc il faut sans cesse le lancer avec le pied, mais pour débuter, ça ira bien.

Au départ j’ai testé l’argile auto-durcissante pour tenter d’esquiver l’étape de la cuisson, mais cette matière s’avère beaucoup plus difficile et moins agréable à travailler, au final ce sont mes fils qui ont joué avec, comme de la pâte à modeler. Comme en plus c’est beaucoup plus cher que l’argile, je vous le déconseille.

Les poteries se cuisent entre 950 et 1300 degrés selon le type de terre (faience, grès ou porcelaine), donc le four de cuisine, le barbecue ou le poêle à bois on oublie ! Mon projet pour cet été, c’est donc de creuser un four à bois dans mon jardin !

Je vous mettrai toutes les étapes de la construction du four dans un prochain article et je vous montrerai les pièces que j’ai commencé à tourner et modeler.

Bilan 4 ans après : ce que je fais encore, ce que je ne fais plus

Cela fait quelques années que je n’ai plus rien publié sur ce blog. Aujourd’hui j’ai envie de faire le point avec vous sur les différentes pratiques que j’avais initiées à l’époque où j’ai commencé ce blog et dont j’ai pu parler ici.

Il y en a certaines qui se sont maintenues dans mon quotidien et d’autres que j’ai abandonnées pour différentes raisons, plus ou moins bonnes.

Donc petit point sur ce que je ne fais plus :

  • Je ne suis plus vegan ! Et non… Je suis toujours végétarienne, et les produits animaux et testés sur les animaux sont toujours bannis de mes achats pour tout ce qui concerne le non-alimentaire, mais j’ai recommencé à manger du fromage… Sans rentrer dans les détails j’ai vécu une période difficile il y a 2 ans et depuis je suis confrontée à des soucis de troubles du comportement alimentaire et l’alimentation étant devenu quelque chose de compliqué pour moi j’ai tendance à écouter mes envies plus que ma raison. Lorsque le seul aliment qui me fait envie c’est du fromage, bah… je mange du fromage sinon je ne mange rien !
  •  Je fais beaucoup moins attention à mes déchets. Je suis toujours aussi sensible à la démarche et je fais autant attention que possible à limiter mes déchets mais beaucoup moins qu’avant. A l’époque de mon objectif zéro déchet, j’étais en congé parental et j’avais du temps et de l’énergie à consacrer à la démarche. Aujourd’hui j’ai repris le travail et rencontré différentes problématiques dans ma vie personnelle qui m’ont quelque peu éloignées de cet objectif pour l’instant. J’espère retrouver l’énergie de me focaliser sur cet objectif par la suite.
  • Je ne fais plus de no poo. Alors je vous rassure je n’ai pas vendu mon âme à L’Oréal pour autant hein, c’est juste que pour des raisons de manque de temps au quotidien, j’ai désormais opté pour les shampoings solides que je trouve être une bonne alternative aux shampoings cracras. Ils génèrent très peu de déchets et sont très rapides d’utilisation au quotidien, plus que les préparations no poo à base de rhassoul, bicarbonate ou farine. Pour autant, il m’arrive régulièrement le week end ou lorsque je suis en vacances d’utiliser du rhassoul ou du bicarbonate.
  • Je ne fabrique plus mon déo. J’utilise des déo solides ou du bicarbonate seul.
  • Je cuisine beaucoup moins. Pour les mêmes raisons que le véganisme, mes difficultés à m’alimenter m’ont quelque peu éloignée des fourneaux, même si ces derniers temps je tente de me motiver à reprendre mes casseroles (le confinement m’y a aidé !!)
  • Je ne cours plus. Je compte m’y remettre car je ne fais plus du tout de sport, mais le processus motivationnel étant assez complexe chez moi, cela peut prendre du temps entre l’envie et la réalisation du projet !

Maintenant qu’on a fait le tour des choses que j’ai progressivement abandonnées ou modifiées dans mon quotidien, voilà toutes les nouvelles habitudes que j’avais prises il y a 5 ans lorsque j’ai décidé de changer ma façon de consommer, et qui sont devenues indispensables pour moi (au point de rythmer mon quotidien même en période de dépression, c’est dire !).

Ce que je fais toujours :

  • Je suis toujours végétarienne ! Bah oui, vous l’avez lu plus haut, j’ai eu du mal à maintenir le véganisme, mais manger des animaux reste impensable pour moi et depuis que j’ai pris cette décision en mars 2013 je ne suis jamais revenue dessus et à aucun moment je ne l’ai regretté.
  • Je crochète toujours mes tawashis. Je n’ai plus acheté d’éponge depuis 2016. J’ai crocheté dans différentes matières : coton, acrylique, trapilho, ficelle, afin de tester l’efficacité des différentes matières, et leur résistance aux différents lavages. mes préférés restent les tawashis en coton, mais on m’a offert à Noël des tawashis crochetés avec un fil synthétique spécial, un peu métallique, qui permet d’avoir un effet grattant, et j’adore ! Il faut absolument que je me procure ce fil pour tester d’en crocheter moi-même, c’est de loin les plus efficaces et solides que j’ai pu tester ! (merci Sylvie !)
  • Je continue de limiter mon utilisation des appareils électriques. Tant que je peux faire à la main, je fais à la main même si c’est plus long. je continue de moudre mon café moi-même dans un vieux moulin Peugeot trouvé en foire à tout, je continue d’utiliser ma cafetière à piston, lorsque je taille ma haie je n’utilise ni tronçonneuse ni taille-haie mais uniquement cisaille, sécateur, coupe-branche, etc… Et lorsqu’un appareil électrique rend l’âme, j’évite de le remplacer s’il n’est pas indispensable.
  • Je privilégie les achats d’occasion dès que possible et je donne ce qui ne me sert plus. En bref je suis toujours minimaliste dans l’âme. J’essaie de ne pas m’encombrer et de n’acheter que si nécessaire et d’occasion au maximum.

Alors pourquoi ce petit bilan ? Déjà par honnêteté et également pour montrer qu’initier tous ces changements, même si on y croit profondément, n’est pas toujours si simple à faire et encore moins à maintenir sur le long terme.

Certaines pratiques peuvent facilement devenir de nouvelles habitudes durables, alors que d’autres, au gré des aléas de la vie et des facilités de chacun, peuvent devenir des poids que l’on n’arrive plus à porter.

L’idée est donc aussi de se déculpabiliser si à un moment donné de notre parcours on n’arrive plus à assumer concrètement le poids de nos convictions. Prendre soin de soi est primordial et parfois il faut savoir reculer pour mieux sauter.

De mon côté je ne me satisfais pas forcément de ces changements car j’aurais aimé être capable d’intégrer durablement toutes ces nouvelles habitudes car chacune d’elle répond à mes convictions profondes. Mais il faut savoir accepter que vouloir ne signifie pas toujours pouvoir, en fonction de notre état du moment.

Alors si vous aussi vous avez du abandonner certaines bonnes habitudes, n’hésitez pas à me le dire en commentaires, je me sentirai moins seule !

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1 blog 1 arbre : nos 2 premiers arbres plantés !

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Il y a quelques mois de ça, je vous avais parlé d’un projet qui me tenait à cœur et que j’avais intitulé « 1 blog 1 arbre ». L’idée était de planter un arbre pour chaque blog que l’on rédige (et même plus si possible, il n’y a jamais trop d’arbres !) histoire de compenser au moins un peu les émissions carbone générées par nos activités numériques. Je vous encourage à lire cet article celui-ci, celui-là, et ce dernier, pour comprendre la genèse de ce projet ! Lire la suite « 1 blog 1 arbre : nos 2 premiers arbres plantés ! »

Récit de course : la Rolivaloise 2017

Ce matin j’ai couru ma première course de l’année 2017 : la Rolivaloise, course exclusivement féminine organisée par la ville de Val de Reuil (27) à côté de chez moi (les habitant de Val de Reuil se nomment les rolivalois d’où le nom de la course) dans le cadre de la journée de la femme. Trois distances différentes étaient proposées : 3 km, 5 km ou 10 km, en course ou en marche. Lire la suite « Récit de course : la Rolivaloise 2017 »

Crochet : mon panier à linge

Cela faisait un certain temps que je n’avais pas crocheté de trapilho (mon dernier ouvrage avec ce fil était un panier que vous pouvez voir ici), et j’ai eu envie de m’y remettre.

Et tant qu’à travailler avec un gros fil (ça se crochète en 12) autant faire un gros ouvrage ! Lire la suite « Crochet : mon panier à linge »

Crochet : les tours de cou

Avec le retour du froid, forcément on se remet d’autant plus au crochet ou au tricot et on en profite pour joindre l’utile à l’agréable en se fabriquant bonnets, mitaines, écharpes et tout ce qu’il faut pour affronter l’hiver !

De mon côté j’ai opté pour le tour de cou !

J’ai réalisé le mien avec la laine « Basic Acrylic chunky » de Rico Design qui se crochète normalement en 6.5 ou 7. 

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pelotes-basic-acrylic-details Lire la suite « Crochet : les tours de cou »

Le minimalisme en course à pied

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Et oui ! Dans le domaine de la course à pied aussi on parle de minimalisme, et tout comme dans les autres aspects de ma vie quotidienne, je suis minimaliste jusqu’au bout des baskets !

A quoi correspond donc ce fameux courant minimaliste lorsqu’il s’agit de running ? Lire la suite « Le minimalisme en course à pied »

A faire soi-même : le sapin de Noël 100% récup #DIY

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Je n’ai jamais acheté de véritable sapin pour Noël.

L’idée de faire couper un arbre juste pour décorer ma maison quelques jours avant Noël m’a toujours paru absurde.

J’utilisais donc des sapins artificiels que je gardais le plus longtemps possible. Mais se posait ensuite la question du déchet qui était généré par cet achat, quand bien même il a été utilisé de nombreuses années.

J’ai donc cette année, mis au défi mon homme de nous fabriquer un sapin entièrement écolo, en matériaux de récup et suffisamment solide pour être utilisé pendant des années.

Et je peux dire qu’il a relevé le défi haut la main ! Lire la suite « A faire soi-même : le sapin de Noël 100% récup #DIY »

1 an de blogging !

Happy bloguiversaire !

Ça fait aujourd’hui 1 an jour pour jour que j’ai commencé l’aventure du blogging !

Au départ sur le Vegan Débutant (dont la majeure partie des articles ont été rapatriés ici depuis), puis sur Moins c’est mieux quelques mois plus tard…

Il y a 1 an je ne pensais pas que cette aventure durerait aussi longtemps ni que j’écrirais autant d’articles sur autant de sujets différents.

Merci à vous tous qui me lisez, que vous soyez depuis peu sur ce blog ou que vous fassiez partie de mes premiers lecteurs. Sans vos retours, vos commentaires, j’aurais sûrement lâché depuis longtemps !

J’espère que ce blog durera encore longtemps et que nous aurons l’occasion de fêter ses prochains anniversaires !

Ces derniers temps j’ai été moins présente car pas mal de changements au niveau perso qui font que j’ai beaucoup moins de temps à consacrer à la rédaction des articles qu’auparavant, mais ne vous inquiétez pas j’en ai encore sous le coude ! J’ai encore plein de trucs à vous raconter, plein de sujets à aborder et des tas d’articles à l’état de brouillons qui arriveront prochainement sur le blog !

A très bientôt !

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Récit de course : la Rivière Rose 2016

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Ce matin je courais ma 3e course : le 10km de la Rivière Rose, qui vous vous en doutez vu son nom, se déroulait dans le cadre d’Octobre Rose, pour le dépistage du cancer du sein, au même titre que la Reinette que j’ai couru la semaine dernière.

Lire la suite « Récit de course : la Rivière Rose 2016 »

Récit de course : la Reinette 2016

prospectus-la-reinetteComme je vous l’avais annoncé dans cet article, je me suis programmée plusieurs courses afin de me préparer au mieux à mon objectif ultime de l’année : le Trail des 2 amants.

Hier avait donc lieu ma deuxième course : la Reinette. Cette course se déroulait près de Rouen (Franqueville Saint Pierre), dans le cadre d’Octobre Rose afin de lutter contre le cancer du sein, et présentait donc la particularité d’être réservée aux femmes et c’est notamment pour ça (et parce que c’est pas loin de chez moi) que je me suis inscrite.

Lire la suite « Récit de course : la Reinette 2016 »

Récit de course : les Foulées de Tel est ton défi 2016

Comme je vous l’expliquais dans mon article précédent, j’ai donc couru ma toute première course hier, dimanche 18 septembre 2016.

Petit évènement pour moi puisqu’il s’agissait de ma toute première compétition sportive !

Juste pour le plaisir de partager ça avec vous, voilà donc le récit de cette course !

Je me réveille avec un mal de gorge assez intense, mais en dehors de ça je me sens en pleine forme. Mon dernier run datait du jeudi précédent pour arriver à la course sans courbatures, ni douleurs articulaires que j’expérimente souvent les lendemains d’entraînements.

Une petite pastille pour la gorge histoire d’être tranquille, une petite vitamine B12, deux prunes, une nectarine, je zappe le café intentionnellement car j’ai entendu que ça contribuait à la déshydratation, et bien sûr de grandes gorgées d’eau, et c’est bon pour le petit déjeuner. Je fais léger exprès car pas envie de m’alourdir inutilement, je mangerais mieux après la course.

Je me mets en tenue directement, je rassemble le peu d’affaires dont je vais avoir besoin (une veste pour l’après-course, et les sacro-saintes épingles pour attacher le dossard que j’avais trop peur d’oublier !) et zou c’est parti !

Il fait gris et pas très chaud mais c’est plutôt une bonne nouvelle car courir est plus aisé quand il fait 15 ° que 25°.

Je connais déjà les lieux de la course car c’est un village voisin de celui dans lequel j’ai grandi, et surtout j’ai déjà participé à la randonnée organisée en même temps que la course il y a quelques années, cela contribue à me rassurer et diminuer mon stress.

Je vais récupérer mon dossard, le 229, et je mets 15 minutes à réussir à l’accrocher convenablement à mon t-shirt Vegan Runner.

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Je récupère en même temps le sac et le t-shirt offerts gracieusement par le département de Seine Maritime à tous les participants, ça fera un t-shirt pour dormir ou faire des travaux !

Je me rends sur le lieu de la course en petit footing pour commencer à m’échauffer tranquillement et évacuer le stress et je tombe sur mes parents et ma soeur qui vont participer à la randonnée, cool, on va pouvoir discuter un peu, ça évitera de laisser monter la pression.

J’assiste à la course enfants, puis le départ de la randonnée. A nouveau seule j’en profite pour m’échauffer un peu et poster une petite demande d’encouragements sur un groupe Facebook de coureurs, les retours ne se font pas attendre et tous les commentaires sympathiques et dynamisant me surmotivent.

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Je lance mon appli de running sur mon téléphone puis le départ est donné quelques minutes après. Les coureurs du 5 km et du 10km se lancent en même temps. Intentionnellement je m’étais positionnée vers la fin du sas de départ car pas envie de me faire doubler par tout le monde. En seulement 500 mètres de course je me retrouve en dernière position derrière le peloton que je vois s’éloigner beaucoup plus vite que je ne le pensais. Pas grave, je ne cours pas pour les autres mais pour moi et je sais déjà que je finirai dernière. Mon objectif ici est simplement de participer à une première course officielle et si possible de battre mon propre record sur 5 km qui est de plus de 36mn.

Très rapidement je m’aperçois qu’un autre coureur est avec moi en fin de course, je m’attendais à ce qu’il me dépasse mais en fait non, il se met à ma hauteur et court au même rythme que moi. Très vite il engage la conversation. Lui est sur le 10km contrairement à moi, et il ne court que depuis 6 mois. Il s’appelle Farid (coucou à toi si tu me lis !), et c’est la première fois qu’il se lance sur une telle distance.

Je repère également deux jeunes filles qui étaient juste derrière moi dans le sas de départ et qui alternent course rapide (beaucoup plus que moi en tout cas) et marche. Du coup je les dépasse, elles me dépassent, je les dépasse, elles me dépassent… Jusqu’à ce que je les perde de vue.

Mon camarade de course et moi sommes suivis par le « vélo-balai » qui ferme la course derrière nous et annonce aux bénévoles situés sur le trajet que nous sommes les derniers coureurs mais que 2 jeunes filles marchent assez loin derrière nous.

A ce moment je me dis « tiens peut-être que je ne finirai pas dernière ! »

Au final, nous courons ensemble  avec Farid pendant un peu plus de 4 km tout en discutant par intermittence. Cela rend ma course (et la sienne aussi je pense) bien plus agréable que si je m’étais retrouvée seule à me traîner, talonnée par le vélo-balai…

Je m’attendais à passer par la forêt de La Londe, mais nous restons à l’intérieur du village, je suis un peu déçue car j’attendais particulièrement ce passage en forêt. A part quelques faux-plats, aucune difficulté sur le parcours, qui sans être désagréable est un poil monotone… Décidément le bitume c’est pas mon truc, je préfère courir dans la nature !

Mon appli smartphone m’indique que nous en sommes au 4e kilomètre et je me rends compte que j’en ai encore pas mal sous le pied. Et oui, à caler mon rythme sur celui de mon camarade de course j’ai un peu moins écouté mes propres sensations et je me suis parfois surprise à me limiter un peu. Je ne le regrette absolument pas car courir cette première course officielle en étant accompagnée m’a permis de vivre l’évènement de manière beaucoup plus détendue et je ne cherche de toute façon pas la performance ici.

Farid voit bien que j’ai de la marge et qu’il ne me reste qu’un petit kilomètre avant la fin alors que lui en a encore 6, et me dis « vas-y si tu veux, ne te ralentis pas pour moi ». Au final je crois que j’avais besoin de cette « autorisation » de sa part pour oser accélérer et le laisser derrière. C’est ça quand on est un peu trop empathe… 😉

J’accélère donc au 4e kilomètre et me lance à un rythme un peu plus soutenu (6 mn 44 s du kilomètre alors que j’étais à un peu plus de 7 sur les kilomètres précédents). J’entame la dernière boucle autour de la place de l’Ourail de La Londe où se déroule l’arrivée, et j’aperçois sur la place les deux jeunes filles que je pensais avoir laissé derrière. Ont-elles abandonné ? Je ne comprends pas vraiment ce qu’elles font là…

Alors que je ne suis qu’à quelques dizaines de mètres de l’arrivée, je vois un immense gaillard débouler au sprint devant moi jusqu’à la ligne d’arrivée, et j’entends le speaker annoncer qu’il est le vainqueur du 10 km. Mon ego en prend un petit coup au passage, certes, je savais que je serai dernière du 5 km mais de là à me faire doubler par le vainqueur du 10 km, parti en même temps… Bon… Il faut pas être trop susceptible quoi…

Je passe finalement la ligne d’arrivée un peu essoufflée mais avec un petit sentiment de frustration, j’aurais pu aller plus vite… Au moment où je franchis la ligne j’entends le speaker annoncer « l’arrivée du numéro 229 !… » et il cite mon nom …

Whaou ! Le speaker a dit mon nom ! Alors ouais il dit les noms de tous les concurrents, mais ça m’a fait vraiment bizarre qu’il annonce mon arrivée au micro ! Mon ego qui s’en était pris une en voyant le vainqueur du 10km arriver avant moi, se regonfle soudain en entendant le speaker. Et oui, en course à pied, le dernier a droit à autant de respect que le vainqueur 🙂

Je regarde mon appli smartphone qui m’annonce un temps de 39:07 pour 5.21 km. Je sais que je ne peux pas me fier au temps annoncé car j’avais lancé l’application plusieurs minutes avant le départ réel. J’aimerais vraiment connaître mon temps et j’espère que les organisateurs vont accrocher les temps quelque part. Il n’en sera rien.

Je prends un petit morceau de pomme et un petit morceau d’orange au ravitaillement ainsi qu’un verre d’eau en attendant de voir les podiums, puis je rentre chez moi toujours un peu frustrée de ne pas connaitre mon temps. Au final, je le découvrirai en fin de journée sur le site Normandie Course à pied, et là… Surprise !!! Je suis annoncée avec un temps de 34:53 !!! Presque 2 minutes de mieux que mon record !!!

Je vois alors que je suis annoncée dernière comme je m’y attendais, mais je ne comprends toujours pas ce qu’il est advenu des deux jeunes filles que j’avais laissé derrière.

Je m’aperçois également en regardant les résultats que le vainqueur du 10 km est annoncé avec un temps de 35:53. Comment alors peut-il être annoncé avec un temps supérieur au mien alors que je l’ai vu passer la ligne d’arrivée juste avant moi ? Mystère… Si certains ont la réponse je veux bien…

Au final, j’ai adoré participer à cette course, j’ai passé une très bonne matinée et ça m’a donné envie d’en faire d’autres et d’améliorer encore mes records !

Un grand merci au passage aux organisateurs et aux bénévoles de cette course !

J’espère que ce petit récit vous a plus et vous aura permis de vivre l’évènement avec moi ! 

Crochet : les tawashis (éponges lavables)

Il y a quelques temps je vous avais proposé un tuto pour faire des tawashis à base de t-shirts (ou autres vêtements) recyclés.

Et dans cet article je vous avais promis le tutoriel pour faire les tawashis au crochet. Chose promise, chose due ! Voilà donc mes quelques explications pour faire un tawashi simple au crochet. Lire la suite « Crochet : les tawashis (éponges lavables) »